Benjamin Narvey - Répertoire

Comme il est naturel pour un spécialiste de la musique baroque française, j'ai une prédilection pour le luth baroque tel qu'il existait en France pendant le Grand Siècle. Toutefois, en tant qu'interprète, je suis à l'aise sur tous les grands types de luths. Outre le luth baroque, je joue de tous les luths de la Renaissance, de l'archiluth, de la guitare baroque et des théorbes italien et allemand.

Pendant plusieurs années, alors que j'étais l'étudiant de David Miller à la Guildhall School à Londres (1998-2002), je me suis concentré exclusivement, comme soliste, sur le luth Renaissance, qui fut utilisé pendant toute la Renaissance et au début de l'époque baroque. J'ai tout de suite été séduit par le répertoire anglais, avec des compositeurs comme Thomas Robinson, John Johnson, Ferrabosco l'Aîné, John Danyel et surtout le grand John Dowland. J'ai aussi exploré, avec l'aide précieuse de Nancy Hadden, le lien entre la chanson pour luth anglaise et son ancêtre, l'air de cour français. En tant qu'accompagnateur à Londres, j'ai passé la plupart de mon temps à jouer des chansons pour luth de ces deux styles nationaux. C'est également pendant ces années-là que j'ai commencé à découvrir la musique pour luth, archiluth et théorbe (ou " chitarrone " ) des maîtres italiens du dix-septième siècle comme Simone Molinaro, Alessandro Piccinini et Girolamo Kapsberger.

Les années que j'ai ensuite passées à Oxford míont été extrêmement profitables en tant qu'instrumentiste, puisque le luxe de la recherche pure mía donné le temps de me concentrer sur des instruments et des styles musicaux contemporains du sujet de mes travaux. Ainsi, j'ai eu la possibilité de passer toute l'année scolaire 2002-2003 à travailler sur le beau répertoire ésotérique du théorbe français. L'année scolaire qui a suivi, 2003-2004, j'ai changé d'instrument et je me suis entièrement consacré à la musique pour luth du Grand Siècle français et à ses prolongements de l'autre côté du Rhin, avec notamment des compositeurs comme Sylvius Leopold Weiss et Jan Antonin Losy. De plus, j'ai bénéficié deux fois par mois pendant toute cette période des conseils inestimables díEdward Higginbottom, artiste de renommée mondiale et spécialiste de la musique baroque française.

Au cours des sept dernières années, j'ai aussi eu la chance de perfectionner ma technique du continuo avec une série díartistes de talent de toute l'Europe, sur un répertoire tout aussi varié. Sur toutes sortes de luths à long manche, j'ai accompagné des ensembles sur Monteverdi, Haendel, Bach, Rossi, Purcell, Corelli, Biber, Dering et bien díautres compositeurs d'opéra, d'oratorios, de madrigaux, de messes, et de musique de chambre de toute sorte, qu'elle soit sacrée, solennelle ou profane. Depuis mon installation à Paris pendant l'été 2004, j'ai eu l'occasion de poursuivre des aventures musicales similaires avec díexcellents musiciens français de grande envergure.